NOS DIMANCHES
CRÉATION AVIGNON 26
AVIGNON OFF
LE CABESTAN THEATRE - rue Collège de la croix
17 h 45
Durée : 1 h 25
Chronique originale d’un couple normal
Nos Dimanches c’est l’histoire d’un couple, Sophia et Ben, que l’on suit sur 30 ans à travers le prisme des repas de famile du dimanche midi.
C’est l’histoire des 10 dimanches les plus importants de leurs vies.
Ecrit par Mathieu Coniglio
Mise en scène Tigran Mekhitarian
Avec Mathieu Coniglio et Aurore Pourteyron
Scénographie : Georges Vauraz ; Lumière : Marie Ducatez
Musique : Fred Joiselle ; Photo : William Malabry
Spectacle produit par Jean-Pierre Bigard, La Compagnie du Terrier et En scène ! Productions
En tournée toute la saison
Auteur / Mathieu Coniglio
Un contexte et du sous-texte.
J’ai choisi de raconter l’histoire d’un couple dans les repas de famille du dimanche midi car la pression sociale, les attentes et les normes familiales peuvent influencer grandement la communication de ce couple.
Si vous vous disputez avec votre conjoint ou conjointe 5 minutes avant d’arriver chez votre famille ou belle-famille vous n’allez pas en parler et pourtant tout le monde ou presque le devinera.
Ainsi Ben et Sophia n’expriment pas forcément leurs émotions. Ils la retiennent car ils sont devant un auditoire particulier ; la famille ou la belle-famille. Mais grâce au sous-texte, le public comprend quand même ce que vivent les deux personnages.
La rouille.
J’ai voulu capturer la réalité universelle du vieillissement dans les relations humaines. L'idée est de montrer comment le temps influence les choix, les perspectives et les relations au sein du couple, tout en soulignant la beauté et la mélancolie inhérentes au passage des saisons de la vie.
Le temps en tant qu’élément dramatique. Contre la rouille il n’y a rien à faire chante Maxime Leforestier et c’est vrai. Le temps qui passe inéluctablement c’est l’antagoniste de la pièce, l’ennemi de notre couple. De n’importe quel couple d’ailleurs.
C’était également important pour moi de mettre en lumière le tempo du couple qui bat à des rythmes différents selon ce que Ben ou Sophia vont traverser intimement dans leur vie. La musique est plus lente ou plus rapide selon ce que chacun vit personnellement, et cela peut se répercuter sur le couple.
Simple et authentique.
Cette histoire je l’ai voulue la plus universelle possible. Et si j’ai écrit des dialogues chargés d'authenticité pour que le public soit immergé dans le récit des personnages, les silences auront tout autant de poids. Permettant au public de ressentir la profondeur des sentiments non exprimés, les non-dits.
Enfin je dirais qu’avec Nos Dimanches je n’ai pas voulu donner une morale mais un point de vue sur le couple. Même si on se bat, parfois l’ennemi est invisible. Et c’est selon moi ce qui rend une histoire d’amour si belle et à la fois si fragile.
Mise en scène / Tigran Mekhitarian
Le concept
Le fait de n’avoir que deux comédiens pour faire vivre l’ambiance d’un repas de famille est un concept fort. C’est la richesse de la pièce et c’est ce qui fait toute son originalité.
Il y a les conversations qu’ont Ben et Sophia entre eux, mais aussi celles Il y a les conversations qu’ont Ben et Sophia entre eux, mais aussi celles qu’ils ont avec les autres membres de leurs familles, et dans ces cas-là il n’y a qu’une partie du dialogue. Il faudra donc une solide direction d’acteur et verrouiller des intentions de jeu limpides pour que le public comprenne tout.
Le trou de la serrure
Le voyeurisme au théâtre est souvent lié au théâtre réaliste, qui vise à représenter des situations et des personnages de manière très réaliste. Les spectateurs deviennent des témoins discrets, semblables à des voyeurs qui observent la vie privée des personnages à travers le trou de la serrure. Il faut donc une mise en scène sobre et efficace pour que le public se projette et se plonge facilement dans le récit du couple et dans leur évolution émotionnelle.
Scénographie
Trois espaces scéniques sont définis à l’écriture ; l’escalier ou l’ascenseur, la salle à manger, la cuisine ou la cuisine + terrasse selon chez qui nous nous trouvons. Nous en jouerons avec fluidité, en utilisant des techniques scéniques innovantes pour créer des transitions temporelles ou de lieu sans heurts.
Pour l’instant, j’imagine un décor simple et fonctionnel, assez épuré. Encore une fois, l’objectif Pour l’instant, j’imagine un décor simple et fonctionnel, assez épuré. Encore une fois, l’objectif est que le spectateur puisse facilement se projeter. C’est un peu pareil pour les costumes, quelques accessoires suffiront pour marquer les changements de lieu, de temps, ou encore de saison.
La lumière aura une grande importance et permettra de délimiter les différents espaces, elle marquera les changements de saisons et viendra sublimer les états émotionnels des personnages.
La musique
Dans mes précédentes mises en scènes, j’ai beaucoup travaillé avec la musique, et c’est un outil que je connais bien. La musique accompagnera naturellement le récit pour sublimer les moments d’émotions que peuvent traverser les personnages. Il y aura également des ambiances sonores judicieusement choisies pour faire revivre l’ambiance des repas de famille : bruit de couverts, une minuterie de four, un match de foot en fond sonore, etc.
Des moments dansés permettront de émotionnelles fortes Des moments dansés permettront de faire faire des transitions temporelles ou des transitions temporelles ou émotionnelles fortes : la dépression en mouvement par exemple.
Vous l’aurez compris toute la mise en scène de ce projet aura pour objectif de mettre en en valeur le récit émotionnel des deux personnages au sein de leurs familles. Cela va nécessiter un travail approfondi de recherche, de direction d’acteur, d’intentions pour que le public ait l’impression d’avoir vu défiler, en un peu plus d’une heure, toute une vie comme s’il faisait partie de cette famille. C’est de cette manière que nous sublimerons l’universalité du propos et ferons de Nos Dimanches une expérience théâtrale impactante et inédite.
En tournée
09.06.26 Comédie de Paris – PARIS (75)
10.06.26 Comédie de Paris – PARIS (75)
JUILLET Le Cabestan – AVIGNON (84)