SOLEIL DÉRÉGLÉ
CRÉATION AVIGNON 26
AVIGNON OFF
LA FACTORY - Roseau Teinturiers - 45 rue des Teinturiers
21 h 50
Durée : 1 h 25
Relâches le jeudis
Comédie satirique.
Un soir ordinaire, Casimir, chômeur de province, voit sa vie basculer : le présentateur du journal de TF1 surgit dans son salon pour lui annoncer qu’un algorithme l’a désigné prochain président de la République. Commence alors une traversée hallucinée d’un pays fragmenté, où la rationalité scientifique prétend gouverner le réel. À travers ce labyrinthe d’hallucinations et de voix contradictoires.
la pièce interroge la place de l’imaginaire dans nos sociétés.
Ce spectacle pour six interprètes est conçu dans une démarche écologique, avec décors et costumes recyclés.
Ecrit par Elie Salleron
Mise en scène Caroline Marcos
Avec Nadhir El Arabi ; Grégoire Isvarine ; Frédéric Jessua ; Camille Ludig ; Caroline Marcos ; Charles Van de Vyver
Collaboration artistique : Andréa El Azan ; Création lumière : Noémie Rade ; Création son : Etienne Glénat
Spectacle produit par la compagnie Navaquesera
Avec les soutiens de
ADAMI DÉCLENCHEUR ; SPEDIDAM ; COMPAGNIE RASCARCAPAC ; COMPAGNIE LA BOÎTE À OUTILS ; LA VILLE D’ASNIERES SUR SEINE .
En tournée toute la saison
Auteur / Elie Salleron
Il n’y a quasiment dans ce texte que des blagues et les situations, prises indépendamment les unes des autres, garantissent par leur puissance dramaturgique, je l’espère, l’adhésion du public.
Ce texte, qui prétend atteindre une forme extrême de chaos, à la fois national, idéologique, social et spirituel. Il emprunte beaucoup de chemins qui ne mènent nulle part.
Ce texte a pour sujet essentiel le combat de l’imaginaire contre la science. Le personnage principal est un bonhomme de province. Il avance dans un pays halluciné, morcelé, dégringolant, traversé par mille secousses, mais qui pourtant semble être tendu par un esprit robotique et normatif.
C’est qu’il me semble que l’être humain moderne se perd dans la volonté d’encadrer la vie par la connaissance. Elle a pris sur lui un tel empire qu’il devient de plus en plus difficile de penser et de parler par soi-même sans craindre dans le même instant d’être marqué au fer rouge du sceau de l’irrationalité coupable.
Mise en scène / Caroline Marcos
SOLEIL DÉRÉGLÉ est une satire politique et scientifique qui interroge la fracture entre la rationalité et l’imaginaire. Là où la science prétend décrire une réalité universelle, le spectacle révèle la subjectivité mouvante et profondément humaine de Casimir.
Il n’a rien d’un héros traditionnel : gauche, maladroit, un peu perdu, mais touché par un désir simple — « Je veux que ma femme et ma fille soient fières de moi ». C’est cette phrase, presque un aveu, qui le rend immédiatement reconnaissable et émouvant. Il devient un héros des temps modernes, vulnérable mais sincère.
La mise en scène s’attache à brouiller la frontière entre rêve et réalité et à donner forme à une société fragmentée. L’espace reflète ces fractures : l’université, l’hôpital, le plateau de télévision, la fête bourgeoise… autant de microcosmes qui ne communiquent pas entre eux. Plutôt que de représenter ces lieux par des décors, je souhaite que l’espace soit créé par les corps, la lumière, la musique et le jeu.
La scénographie est minimale : trois assises, recyclées, polyvalentes, capables de devenir tour à tour un fauteuil d’hôpital, une banquette de voiture ou un siège domestique. Les costumes eux aussi seront issus du réemploi, pensés comme des objets narratifs vecteurs de transformation. Ce choix relève autant de l’esthétique que de la responsabilité écologique : rien de neuf, tout réinventé.
La création sonore, composée spécialement pour le spectacle, tient un rôle essentiel. Elle donne accès directement à la pensée de Casimir, à ses peurs, ses emballements, ses visions. Elle est la matière invisible qui relie les scènes, révélant ce qui se passe en lui plus que ce qui l’entoure. C’est par elle que le spectateur sentira vaciller la frontière entre perception, hallucination et réalité.
SOLEIL DÉRÉGLÉ raconte la dérive intérieure d’un homme ordinaire dans un monde qui se fragmente. Un voyage sensible et politique, où la réalité se tord à hauteur d’homme, et où un désir intime — être à la hauteur pour ceux qu’on aime — peut devenir une force de résistance.
En tournée
JUILLET 26 LA FACTORY - Roseau Teinturiers – AVIGNON